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 Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios

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Donna Holloway

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Message Sujet: Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios   Mar 7 Mar - 3:40


Don't trust the cover of a book, there is always more

Hélios&Donna

« Venez habillez de vert, on vous offre la pâtisserie ! »  Donna n’était pas peu fière de sa pancarte qu’elle installa, dehors, en face de sa boutique. Agrémenter d’un trèfle qu’elle jugea potable, elle alla ouvrir sa boutique. Elle laissa échapper un soupire, elle savait pertinemment que personne ne jouerait le jeu où que peu de personnes ne comprendrait pourquoi. Mr Green, le propriétaire officiel de la boutique l’avait compris et il avait accepté l’offre promotionnelle de sa gérante par intérim. Il acceptait beaucoup de chose que proposait la jeune irlandaise. Il voulait la voir sourire, mais surtout, il savait qu’elle avait l’œil vif et le regard jeune, il fallait donner du pep’s à cette boutique. Le propriétaire profita d’une tasse de thé à deux pour lui expliquer qu’un homme viendrait plus tard dans la librairie récupérer des ouvrages anciens. Ça n’était pas la première fois que Donna faisait la « passeuse », elle avait l’habitude que de vieux excentrique, ami du propriétaire généralement, passe récupérer des commandes. Elle avait souvent dit qu’il serait plus logique qu’ils aillent le voir, mais le business et le plaisir n’ont pas à se mélanger d’après le vieux libraire.
Donna avait plus en plus les mains libres quant à la gestion de la boutique ce qui laissait présagé que lorsque son ami décéderait, elle récupérerait la boutique. A cette idée, elle avait peur, c’était un challenge colossal, mais être en intérim ou officiel ne changerait rien finalement.
Au-dessus du comptoir, elle avait installé une grande banderole de couleur verte avec une inscription qui faisait arquer plus d’un sourcil « sásta Naomh Pádraig ». Dès le début de la journée, elle devait sans cesse expliquer que c’était juste pour souhaiter une bonne Saint Patrick aux clients, mais peu relever la fête. Chaque fois, cela peinée la jeune irlandaise en cruel manque de son pays. Les américains fêtaient beaucoup de choses, tout était prétexte à boire, mais sans comprendre les fondamentaux.

Tout au long de la journée, la paire d’escarpins de la jeune irlandaise cassait le silence assourdissant des lecteurs avertis. Elle faisait des allers-retours entre les tables, remplir les tasses, servir les pâtisseries, sourire à ses clients tout en caressant le petit chat qui trônait sur le comptoir. Ce petit chat noir avait fait irruption dans la boutique quelques semaines plus tôt et la jeune rousse n’avait pas eu le cœur de le mettre dehors. Il venait chaque matin et partait chaque soir. Donna le nourrissait et cette boule de poil avait droit à de nombreuses caresses part les clients qui ne s’offusquaient pas de voir un animal près du comptoir. La librairie était toujours très propre, peut-être que cela rassurait les usagés.

Elle avait tenté de jouer le jeu du « vert » tout en restant élégante et professionnelle. Elle portait une robe verte, dont la couleur ne faisait que ressortir, d’avantage, la peau pâle et les cheveux roux de la demoiselle. Elle avait même acheté un de ses serre-tête surmontés d’un petit chapeau typiquement irlandais qu’elle avait finalement décidé de laisser prêt de sa caisse et loin de sa tête. Elle était d’humeur maussade. Cette fête qui l’avait toujours réjouie n’était pas la même cette année. Elle était loin de chez elle, sans personne à qui se confier, dans un pays qu’elle avait du mal à apprivoiser et loin de ses coutumes, chères à son cœur.

Elle était debout, face au comptoir à caresser son ami poilu, le chat, bien évidemment, lorsqu’un homme brisa le silence soucieux de la pièce pour une complainte irritante aux oreilles de l’irlandaise.
- Ne peut-on pas faire sortir cette abomination ?
- Pardon ? Vous parlez du chat, monsieur ?
- Oui, je parle de cette bête, elle n’a rien à faire dans un magasin !
Il était assis à sa table, elle venait de le servir et déjà, lors du service, elle l’avait senti antipathique.
- Ce chat ne dérange personne…
Elle tentait de le résonner, mais rien n’y faisait, cet homme voulait voir partir ce chat. La sonnette de la porte d’entrée retentit, laissant entendre qu’un client venait de passer la porte, mais la belle laissa un soupire passait ses lèvres avant de se rendre vers l’homme assis à la table.
- Si ce chat vous dérange tant, je peux vous conseiller d’aller prendre votre café ailleurs.
- Pardon ? Je suis le client et…
- Et rien du tout ! Ce chat est calme, il est adorable et ne crie pas outre mesure pour se faire entendre ou avoir une quelconque attention. Je vous serais gréer de quitter mon établissement !
- C’est une honte ! Ca ne se passera pas comme…
- Voyez autour de vous, monsieur, vous êtes l’élément qui dérange le calme de cette librairie et non se chat qui passe sa vie à dormir. Je vous souhaite une agréable journée.
Elle avait été froide, elle s’en rendait compte. Elle était étonnée par l’assurance dont elle avait fait preuve, alors qu’intérieurement, elle était terrifiée. Elle avait vu dans l’œil de l’homme, une lueur qu’elle avait connue toute sa vie ! Elle ne releva pas le regard vers la masse de l’homme qui quittait sa boutique. Elle l’entendit maugréer quelque chose qui se rapprochait d’un « on se verra se soir » menaçant. Se pouvait-il qu’il en veuille à l’irlandaise à cause d’un chat où voulait-il simplement lui faire peur ? Peut-être que, finalement, il n’avait jamais dit ça... Elle délaissa ses clients quelques secondes pour se rendre dans l’arrière-boutique, soufflait un grand coup. Juste quelques secondes, où, les yeux fermés, elle tentait de retrouver son calme. Elle jouait avec ses mains, nerveusement quand quelque chose de doux vint se frotter à sa jambe. Le chat dont elle avait, plus ou moins, prit la défense était venu la retrouver. Elle le prit contre elle avant de revenir faire face à ses clients. Elle devait faire semblant, pour ne pas montrer qu’elle était perturbée, c’était ainsi le travail, elle le savait. Elle avait déjà connu pire lorsqu’elle travaillait à Dublin. Ce qui changeait, cette fois, ou la peur de l’inconnu, c’était aussi d’elle-même. Elle était obligée de se calmer, ne pas contrôler ses émotions, c’était ne pas contrôler ses pouvoirs et ça, il était hors de question. Elle ne voulait blesser personne, pas comme elle l’avait fait avec son voisin, cet être de lumière qui n’avait rien demandé.
Elle trouva en ses clients installés des sourires rassurants. Elle avait visiblement bien fait en mettant cet homme dehors. Elle installa le jeune chat noir à sa place habituelle avant de lui poser une coupelle de lait en face de lui. Agrémenter d’un sourire, de petits gazouillis, elle semblait plus calme lorsqu’elle touchait cet animal.
Elle finit, enfin, par se tourner face à un homme qui attendait à la caisse. Elle lui adressa un léger sourire, ça n’était pas le même homme, elle n’avait pas à avoir peur. L’incident était fini, du moins, c’est ce qu’elle espérait.
- Bonjour ! Excusez-moi pour vous avoir fait patienter, mon ami à quatre pattes sait comment se faire comprendre quand il a faim.
C’est à cet instant précis que le chat releva sa tête avant de miauler. Elle accorda à son client un regard qui voulait dire « Vous voyez, il est d’accord avec moi ! ». Elle souriait. Elle avait remarqué que ce chat lui faisait beaucoup de bien et à force de sa compagnie, elle semblait presque apaisée et les incidents avec ses pouvoirs avaient baissés.
- Que puis-je pour vous ?
Il fallait reposer son attention sur l’humain, plus que sur le chat. Ca n’était pas lui qui paierait ses factures. Elle accorda un plus grand sourire à cet homme en remarquant que celui-ci portait du vert. Si, évidemment, elle pensait qu’il n’y avait ici qu’à une banale coïncidence, cela avait réellement réjouis de voir quelqu’un portait du vert un tel jour.
- Je vous dois une pâtisserie à ce que je vois… Quelque chose vous ferait plaisir ?
Elle ne voulait pas expliquer pourquoi elle devait cette pâtisserie. Elle se doutait qu’il avait dû voir la pancarte et qu’il ne devait pas savoir pourquoi. Sans doute une lubie, c’est ce qu’il pourrait penser. Elle s’en moquait, elle était heureuse tout de même.



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Message Sujet: Re: Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios   Lun 13 Mar - 15:01

être irlandais, il avait un sens respectueux de la tragédie qui l'a soutenu par des périodes temporaires de joie (butler yeats)
Une fois n'étant pas coutume, c'est avec le sourire que Hélios quitte le monde des songes pour entamer une nouvelle journée. Il ne s'autorise cette humeur légère que très rarement mais aujourd'hui étant une journée spéciale, il a accepté de remettre son dessein au lendemain. Sa première pensée fut évidemment pour son Irlande natale. Les banderoles, la parade, les orchestres de rue. Hélios se souvient de chaque dix-sept mars qu'il a passé là-bas et Dieu seul sait qu'il y en a eu. Le meilleur d'entre tous restera néanmoins toujours la toute première parade organisée en 1931. A l'époque, Hélios était plutôt dubitatif. Une fête avec de grands chapeaux, des bières à gogo et des colliers de perles vertes ? La seule raison pour laquelle il lui avait laissé une chance était que lorsque cela concernait son pays, il n'était tout simplement plus aussi froid et critique. Avec les ans et tous ses voyages, il avait eu l'occasion de voir la pratique se disperser peu à peu d'abord en Europe puis en Amérique. La parade qui prenait forme à New-York était d'ailleurs plutôt réussie.. Mais elle restait une pâle et fade copie de l'originale. Les américains étaient incapables d'égaler les Irlandais en matière de fêtes surtout concernant leurs traditions. C'est en tout cas de cette façon que Hélios a toujours vu les choses. Si d'un côté aucune autre fête que celle de Dublin ne peut trouver grâce à ses yeux, il doit admettre que voir quelques villes dans le monde célébrer ce jour qui lui est cher lui réchauffe un peu le coeur. L'Irlande lui manque, c'est indéniable. Il a beau se sentir chez lui un peu partout cela reste son berceau, son endroit préféré au monde. Trop de choses le retiennent encore à San Francisco pour qu'il puisse espérer revoir les grandes pleines de si tôt mais il fait preuve de patience. Après tout il est immortel, le temps n'est pas près de lui manquer.

Douché et parfumé, le coup de téléphone qu'il reçut ne fit que le ravir un peu plus. Les livres qu'il a cherché pendant des semaines sont enfin arrivés entre les mains de Mr Green, le dirigeant du Books' n' pastry. Le vieil homme ne s'en rappelle probablement pas mais leur relation professionnelle ne date pas d'hier. Cela fait bien quarante ans que Hélios fréquente cette boutique dès qu'il pose pied à San Francisco. Il l'a vu débuter en temps qu'apprenti, gagner en performance et en âge puis devenir propriétaire dans une suite logique des choses. Depuis son arrivée et bien qu'il le regrette Hélios n'a pas encore eu l'occasion de s'y rendre en personne mais il se rattrapera bientôt, le propriétaire lui ayant proposé de passer dans la journée afin régler la note et récupérer ses biens. Devant son miroir, le cavalier arrange une dernière fois les boutons et les manches de sa chemise colorée d'un vert éclatant. Si pour les américains comme pour les français cette couleur est souvent tabou en matière de mode, lui ne ressent aucune gêne. Dommage qu'il ne puisse pas suivre toutes les règles liées à la St Patrick, ici. Certaines personnes mériteraient bien plus que d'être pincées pour ne pas avoir porté de vert en ce jour saint. Malgré ses efforts, Hélios a parfois encore du mal à se faire aux nouvelles générations. Ces individus qui ne disent même plus 'bonjour' ou 'au revoir' et encore moins 'merci'. Des pourris gâtés, des mal-élevés tout au plus. Il lui suffit de marcher dans une rue en plein après-midi pour avoir envie d'encastrer au moins deux personnes dans le premier mûr à sa portée. Les gens ne font plus attention à rien ni personne, ils conversent par technologie et n'échangent que très peu de vive voix. Remarque, ce n'est pas plus mal. Hélios n'est pas un bavard et il est souvent occupé à quelque chose alors parler de la pluie et du beau temps au premier inconnu ne fait pas partie de ses fantasmes.  Sa veste enfilée, le cavalier entame sa matinée tranquillement.

Ses différentes courses et autres tâches ne lui prennent pas plus de trois heures, lui permettant de se trouver face à la boutique en début d'après-midi. Toujours grande et majestueuse, exactement comme il l'a laissée quelques années plus tôt. Un détail attire d'ailleurs directement son regard: une pancarte où l'on prévient les clients que s'ils portent du vert une pâtisserie leur sera offerte. Sourcils arqués, Hélios passe néanmoins la porte afin d'entrer. Ce genre d'initiative ne ressemble pas à Mr Green, ancré dans le traditionnel et surtout étranger aux célébrations irlandaises mais il oublie presque instantanément ces questionnements. Difficile de se concentrer alors que deux personnes ont l'air de régler leurs comptes à quelques mètres de lui. Restant silencieux, il assiste à toute la scène et contemple l'homme sortir en murmurant des menaces dans sa barbe. Au-delà de l'observation Hélios peut sentir toute la colère et la frustration qui émanent de lui, le rendant plus puissant, euphorique et confiant. Quoi de mieux qu'une petite altercation pour se revigorer lorsque l'on est un cavalier du conflit ? Sans attendre davantage il se rend jusqu'au comptoir où il attend patiemment son tour, un nouveau sourire aux lèvres. Il n'a eu qu'à lever un peu la tête pour apercevoir une banderole accrochée au mûr, souhaitant aux clients une bonne Saint Patrick. Bien que personne ne semble y prêter une quelconque importance, lui, la scrute pendant plusieurs instants.

En fait ce n'est que lorsqu'une voix féminine fend le silence spirituel dans lequel il était plongé pour s'adresser à lui qu'il décroche enfin son regard de ladite banderole pour le poser sur son interlocutrice. La femme du conflit... toute de vert vêtue. Voilà une bonne surprise, sans compter sur le fait qu'elle est tout à fait ravissante. Une peau blanche comme la neige, des traits fins et chaleureux ainsi que des cheveux d'un roux flamboyant... Cette femme est sûrement à l'initiative de toutes ces attentions concernant la Saint Patrick. « Bonjour. Aucun problème. » A son tour il lui offre un sourire. Hélios a beau aimer les animaux bien plus qu'il n'aime les gens, il doit avouer que cette libraire a suffisamment su attiser sa curiosité pour qu'il ne se focalise sur rien d'autre qu'elle. Cet homme qui vient de sortir fou de rage a bien de la chance d'être tombé sur un Hélios levé du bon pied. N'importe quel autre jour, il aurait fallu beaucoup moins au cavalier pour le persuader de le suivre dans un coin discret pour lui faire regretter ses mots et son agressivité. « Monsieur Green m'a contacté ce matin pour me faire savoir que ma commande de livres anciens était arrivée. » Lui qui était pourtant si impatient de les tenir entre ses mains et de les feuilleter enfin ne leur donne presque plus d'importance. Les livres peuvent attendre; sa curiosité, elle, non. A sa remarque concernant la pâtisserie promise à laquelle il avait le droit pour porter du vert, le cavalier répond dans un accent quasi parfait: « Is é an Naomh Pádraig saoire naofa. » Cela fait une eternité qu'il n'a plus eu l'occasion de parler dans sa langue natale avec qui que ce soit. Une chance pour lui que ce soit un peu comme le vélo et que cela ne s'oublie pas. « Je ne suis pas très connaisseur en matière de pâtisseries... Que me conseillez-vous ? »


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Message Sujet: Re: Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios   Mar 14 Mar - 13:29


Don't trust the cover of a book, there is always more

Hélios&Donna

« Venez habillez de vert, on vous offre la pâtisserie ! »  C’était avec le cœur battant de peur que Donna avait rejoint le chat et le nouvel arrivant. Elle avait peur que le client qu’elle avait mis dehors ne revienne et lui fasse du mal, de toute façon, elle avait une cible dans le dos depuis sa naissance, non ? Pourtant, en face de cet homme, elle tentait de donner le change, jouant néanmoins avec ses mains, nerveuse. Lorsqu’elle regarda l’homme en face d’elle, elle ne put s’empêcher ses pensées purement féminines de la trahir. Elle n’avait pas l’habitude de regarder les hommes dans la rue, mais ceux qui se présentait à elle, dans sa boutique, elle ne pouvait faire autrement.
Elle se mit à rire nerveusement lorsqu’il lui annonça être là pour les livres dont Mr Green lui avait parlé. Un rougissement apparut même sur les joues de l’irlandaise, qui quelques secondes, détourna le regard.
- Les livres anciens ? Oh oui ! Pardon je… Je ne pensais pas que vous seriez aussi… jeune.
Elle s’excusa avant de partir dans l‘arrière-boutique, qu’elle venait de quitter, quelques minutes plus tôt. Elle revint avec un petit paquet, bien empaqueté qu’elle portait avec soin. Elle ne connaissait pas le prix de ces livres, mais elle avait une idée de la valeur pécuniaire et sentimentale. Lorsqu’elle revint, le rouge de ses joues n’étaient en rien parti. Elle avait été surprise et elle avait peur de lui avoir manqué de respect, c’est aussi pour ça qu’elle reprit rapidement.
- Veuillez pardonner ma surprise, mais… Je n’ai pas l’habitude que les amis de Mr Green soit si jeune. J’ai plus l’habitude de personnes différentes de vous.
Elle n’osait dire le fond de sa pensée, elle avait pris un soin extrême à ne pas dire les mots qu’elle avait voulu dire, naturellement. Elle avait plus l’habitude d’hommes âgés, pour ne pas dire vieux, les cheveux grisonnant, cane à la main avec un regard lubrique assez désagréable.
- Quels sont les livres que vous avez commandés ? Je suis assez curieuse et je n’en vois que très rarement, si jamais vous voulez ouvrir le paquet ici…
Elle avait posé le paquet sur le comptoir, assez tendrement pour ne pas abimer les livres avant qu’elle ne rejoigne le stand de pâtisseries. Elle releva sur lui, un regard médusé lorsqu’elle entendit ses paroles. Elle resta sans voix, les mains dans le vide, le regardant comme s’il venait de parler une autre langue. Mais, n’était-ce pas ce qu’il venait de faire. Elle resta de longue seconde dans une sorte de stase avant de se reprendre.
- Vous… Comment ?
Elle secoua la tête, pour reprendre ses esprits alors qu’une simple phrase venait de la chamboulée. Elle venait d’entendre la langue de son pays, des mots qui sonnaient comme une douce musique à ses oreilles. Elle ne pouvait détacher ses yeux de l’étranger. Etranger avait l’air d’être un bon terme visiblement. Il pouvait, certes parlait cette langue inconnue du monde ou… Elle regarda sa chemise, sa belle chemise verte avant de sourire, d’une manière qui lui était encore inconnue depuis son arrivée. Elle souriait, vraiment, un vrai sourire. Un beau et grand sourire qu’elle laissa perlait sur ses lèvres sans tenter de le contenir.
- Vous êtes le premier que je rencontre ici… C’est agréable à entendre, mais je suppose que cela peut vous octroie un traitement de faveur.
Elle avait maintenant un sourire qui illuminait son visage, simplement parce que cet homme venait de parler gaélique. Elle se sentait même différente, simplement parce que rien qu’en lui, elle retrouvait une partie d’elle-même.
- Je peux vous proposer d’excellentes choses qui sont à l’honneur ce mois-ci ! Le goody, le bailey’s cheesecake, des scones, des Trifles à la fraise, le sticky toffee Pudding, si vous n’avez pas peur de prendre du poids. Oh ! Et aussi l’irish Crem Bundt Cake ! C’est un délice ! J’ai enlevé les classiques pâtisseries pour être à l’honneur de la St Patrick !
Elle ne pouvait s’empêcher de parler avec énergie. Elle parlait avec les mains, l’œil brillant.
- J’ai l’impression d’en avoir fait un peu trop maintenant que j’y penses… Et puisque vous m’êtes sympathique, je vous offre la boisson ! Désirez-vous un thé ? Je suis sûre que peu importe ce que vous me demandez, j’en ai !
Elle sautillait presque sur place, maintenant. Elle se sentait différente, elle n’avait plus cette peur, ni cette angoisse dans ce monde trop grand. Elle savait que ça ne resterait pas longtemps, mais elle profitait de ce moment.

- Tá sé áthas orm bualadh leat inniu… Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de cette manière…J’ai peur d’être un peu rouillée.

Elle lui adressa un sourire anxieux. Elle espérait ne pas s’être trompée, ni de passer pour une idiote.




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Message Sujet: Re: Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios   Mar 21 Mar - 14:33

être irlandais, il avait un sens respectueux de la tragédie qui l'a soutenu par des périodes temporaires de joie (butler yeats)
Sans qu'il n'en connaisse la raison, les joues pâles de la libraire adoptèrent soudainement une couleur pourpre. Sa confusion et ses rougeurs nouvelles lui vont d'ailleurs si bien que le cavalier peine à retenir un rictus amusé. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il fait face à une femme troublée la différence étant que généralement, il en comprend bien plus aisément la raison. Après tout il n'a pas -encore- cherché à jouer de ses charmes, l'amadouer. Il n'est d'ailleurs pas encore fixé sur la possibilité de le faire ou non. Le cavalier affectionne particulièrement cet endroit qu'il fréquente depuis bien trop longtemps déjà ; étonnamment, d'autant plus pour lui, il ne souhaite pas le voir devenir un lieu de discorde ou de trouble. Il lui faut bien faire quelques pauses de temps à autre, dans son jeu de la destruction du monde. Car même sans ses efforts, celui-ci se porte déjà suffisamment mal et ne va pas en s'arrangeant. Pendant quelques minutes, il retire tout simplement le manteau sombre qui pèse sur ses épaules. Les ingrats attendront. Vieux incapables, jeunes crétins, clochards, marchands de journaux et autres ménagères inutiles ne lui en voudront certainement pas de leur accorder un délai inespéré. Une chance pour lui que le plaisir et la colère, deux notions à la frontière bien trop floue chez lui, ne cessent jamais de se régénérer, rendant son retard bien trop facile à combler.

Peu après l'échange la rousse détourne le regard, l'air d'autant plus anxieuse. Hélios quant à lui ne peut se résoudre à la quitter des yeux, observant d'une admiration silencieuse les fossettes qui épousent son visage lorsqu'elle rit. Joli spectacle auquel le cavalier endosse le rôle du seul néanmoins fidèle spectateur. Les choses qui suivirent se déroulèrent bien trop rapidement -allant en totale contradiction avec son attitude nonchalante- l'empêchant de répondre quoi que ce soit lorsque la libraire s'excusa avant de disparaître derrière un rideau. Sur le moment Hélios ne peut s'empêcher de se dire que cette fille, ou plutôt cette fusée débordante d'énergie, a du bouleverser le quotidien de ce vieux Mr Green. « Ma foi, ça ne lui a sans doute pas fait de mal. » Murmure-t-il à sa propre intention en voyant la rouquine revenir, le Graal entre les mains. « Différentes ? » Reprend son propre mot le cavalier, arquant un sourcil au passage. Il ne tient pas à lui faire peur ni même à la faire se sentir idiote ou mal à l'aise, mais il est coupable de désirer voir une fois encore de vives couleurs prendre possession de ses pommettes. « N'ayez aucune inquiétude, lui et moi n'avons que dix ans de différence mais on me dit souvent que je ne fais pas mon âge. » Admet-il d'une voix tempérée. Il tient juste à voir le doute dans ses yeux, pas forcément par plaisir de la perdre mais plutôt parce qu'il est souvent seul à comprendre son humour. « Je plaisante. » Rectifie-t-il néanmoins en esquissant un nouveau sourire détendu.

La question qu'elle lui pose ensuite ne manque pas de le surprendre. C'est bien la première fois qu'on ne se contente pas de lui livrer ce qu'il a demandé et qu'au contraire, on s'y intéresse. Si un autre jour cet intérêt inattendu aurait suffit à l'agacer, ici, lui plaît.  « A vous l'honneur, vous pouvez l'ouvrir. » Il répond en désignant le paquet d'un signe de la main. Après tout ces œuvres ne risquent rien avec elle. Cette libraire doit avoir l'habitude de travailler avec des livres anciens et fragiles ; qui plus est, avec des doigts aussi fins elle ouvrira sans doute le paquet avec autant si ce n'est plus de délicatesse que le cavalier lui-même. La suivant du regard sans y ajouter les pas, Hélios se satisfait de sa surprise voire stupéfaction. Dire qu'il ne se doutait pas qu'elle réagirait ainsi est mentir mais à ce point ? Les Irlandais ne doivent pas être si peu nombreux à San Francisco tout de même. « Comme vous, j'imagine. » Seul quelqu'un ayant du sang-irlandais a pu comprendre ces quelques mots. C'est donc elle, l'origine des pancartes et autres promotions pour l'occasion de la fête verte. Un point supplémentaire pour la fille aux joues rosées de nervosité. « Vous l'êtes également. Je dois avouer que c'est plaisant de croiser quelqu'un qui comprend pourquoi il est primordial de porter du vert en ce jour de fête. » Il sourit presque instantanément ensuite, approchant d'un pas de la vitrine mettant en avant mille desserts semblant tous meilleurs les uns que les autres.

Le choix est cependant vite fait, un mot phare continue de résonner fièrement dans les oreilles d'Hélios : cheesecake. « Bien que j'aime infiniment chacun de ces desserts, je ne résiste jamais à un bailey’s cheesecake. » Répond t-il finalement, mettant fin au suspens. Certes, le suspens n'était pas à son comble puisqu'il ne s'agissait que d'une histoire de tarte mais elle y met tant d'entrain qu'il se voit mal la faire patienter outre mesure. « Ne vous sentez pas forcée par patriotisme Irlandais...» Commence Hélios dans un sourire en coin avant de reprendre, laissant son regard se noyer dans celui de son interlocutrice : «.... Mais je ne dirais pas non à du gyokuro, si vous avez. » Hélios raffole de ce thé vert japonais depuis qu'il en a goûté en Corée, quinze ans auparavant. A côté et depuis lors, les autres thés n'ont jamais pu trouver grâce à ses yeux même s'il s'en satisfait très bien s'il n'a pas d'autre choix. Lorsqu'elle se tente à parler gaélique à son tour, le cavalier accueille la nouvelle avec nouveau sourire. « Votre accent est parfait, vous n'avez rien perdu de vos aptitudes. Et c'est réciproque. » Confirme-t-il en approchant à nouveau du comptoir. Et lorsqu'il l'a à nouveau face à lui, il en profite pour lui tendre la main. Quitte à rester, autant faire les choses bien, non ? « Je m'appelle Hélios. »


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Message Sujet: Re: Don't trust the cover of a book, there is always more - Hélios   Lun 10 Avr - 13:58


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Hélios&Donna

A force de déblatérer des phrases incohérentes, il est bien normal que les gens se posent des questions, non ? Je regardais le paquet entre mes mains avant de le lui remettre, un sourire gênée sur les lèvres. Etre médisante, ça n’est pas réellement mon genre.
- Disons que vous n’avez pas la même attitude, le même…regard, que certaines connaissances que Monsieur Green m’envoie pour donner quelques paquets. Je le soupçonne même de se servir de ce stratagème pour me présenter de bons partis…
Un énième sourire sur les lèvres pour clôturer une énième phrase dites sous le coup du stress. Je commence à avoir chaud tant j’entends moi-même la constance de mes paroles. Nerveuse, je joue avec mes doigts. Comment rattraper le coup, alors qu’à chaque fois que je parle, je creuse un peu plus ma tombe ? Venais-je de parler de trouver un bon parti ? Penserait-il que je le vois comme ça ? Que je tente de le séduire ? Je détourne le regard, quelques secondes avant de prendre une plus profonde respiration. Il faut que je me reprenne ! Une irlandaise ne se laisse pas ainsi faire ! Ma respiration se coupe néanmoins quand il m’annonce n’avoir que dis ans de différences. Ma bouche s’entrouvre et je le regarde avec un peu plus d’insistance. Est-il possible que… Non, impossible ! Monsieur Green approche la soixantaine, peut-être même plus , ça ferait de cette homme un…homme trop vieux qu’il n’y parraissait ? Puis son visage s’éclaire d’un rictus amusé et je comprends être tombé dans le piège. Je le regarde à nouveau de haut en bas, les yeux étincelant.
- Vraiment ? C’est dommage ! J’allais vous demander votre secret pour une aussi bonne conservation ! Vous teniez la clé de la richesse entre les mains… Tant pis pour vous !
Rire avec les clients d’une manière si…naturelle, dirons-nous, ne me ressemble guère. Peut-être que de savoir que je ne suis pas la seule à être loin de mon pays, loin de ce qui nous est familier, un retour dans le passé rend la discussion plus facile. Sans doute, aussi, de savoir qu’il est envoyé par le propriétaire de la boutique réduit la peur, il ne peut être que quelqu’un de confiance, non ? Sans doute était-ce aussi pour profiter de cette pause momentanée de peur de la vie que j’avais demandée, du moins suggéré qu’il ouvre son paquet ici. Je m’attendais à un refus, clairement pas d’entendre que je pouvais, moi-même ouvrir son colis. Un sourire bien différent perla mes lèvres, quelque chose de plus calme, de plus doux, de plus angélique. C’était un plaisir inavouable qu’il accepte de rester, mais surtout, de me faire confiance pour ouvrir ce paquet, tout comme me permettre de voir ce qu’il a acquit. Mon regard se posa sur lui, plongeant dans le sien sans, presque, aucune retenue. J’étais flattée avec une petite pointe d’un sentiment étrange. Non, pas de la reconnaissance, quelque chose de plus…doux. Oserais-je avouer avoir perdu pieds, une seconde, dans l’immensité de son regard ? Quelque chose de doux et pourtant, d’infiniment terrifiant ? Un frisson me parcourra l’échine et j’avais repris mon travail, mes occupations, tentée, pourtant, de me plonger à nouveau dans son regard. Comment pouvait-on avoir une telle intensité, à son âge ?
Je pris son dessert, avant de faire le tour du comptoir pour le poser sur une table proche. Autant qu’il soit à son aise pour profiter de son thé, de son dessert, de ses livres.
- Ca n’est pas que par patriotisme irlandais…
J’avouais, ainsi, à demi-mot apprécier la présence de ce client assez particulier. Peut-être qu’il verrait ainsi un traitement de faveur parce qu’il avait ses entrées auprès du propriétaire, mais ça n’était qu’une partie de la vérité. Une partie.
- Gyokuro ? Hum…Ca me dit quelque chose !
Aussitôt, je repartis derrière mon comptoir, glissant mes doigts sur des boites qui décoraient le mur.
- Non, pas celle-ci… Non, toujours pas… Oh ! Non, clairement pas ça… Ha ! Voilà !
J’avais ouverte certaines, espérant trouver mon bonheur, du moins, celui de ce client irlandais. J’avais presque perdue espoir lorsqu’enfin, mon regard se posa sur la boite au trésor. Sur un plateau, je posais une tasse remplit d’eau chaude, une boule à thé et quelques culières de ce thé. Je me retournais, pour lui faire face, un sourire de victoire sur les lèvres.
- Je plaide coupable pour avoir la fièvre acheteuse de thé ! J’essaie d’avoir un éventail assez large pour les clients extraordinaire…Du moins, je veux dire, pour ceux qui n’ont pas des gouts ordinaires !
Une fois de plus, mes joues se mirent à rosir. Réfléchir avant de parler, est-ce trop demander ? Ca éviterait que je ne me mette dans des situations rocambolesques à faire rire les autres. Il flatta mon égo d’irlandaise en qualifiant mon accent de « parfait ». Je n’avais donc rien perdu, à ses dires ? Je me redressais, fière d’avoir réussi, mais heureuse de l’entendre dire ceci. Il finit par me tendre la main, une pointe de surprise se lit-elle dans mes yeux ? Son prénom me fait sourire, non pas une moquerie, juste la simple énonciation me confirme qu’il est tout à fait atypique. Je pose ma main dans la sienne, serrant la sienne, plus confiante.
- Enchanté ! Je m’appelle Donna, j’ai bien peur que mon prénom soit plus commun que le votre.
Non pas que je m’afflige sur mon sort, je souligne la singularité du sien. Je finis par poser le paquet sur le plateau avant de refaire à nouveau le tour du comptoir, déposant la tasse et le paquet sur la table.
- Je vous laisse gérer vous-même votre thé. Certains les aimes fort, d’autre moins.
Je vais ranger presque automatiquement le plateau près de ma caisse, avant de poser le pied sur un la rambarde qui sert de repose pieds aux clients, pour prendre appui dessus. Mon corps se penche vers la caisse avant de prendre mes lunettes. Non pas que j’en ai réellement besoin, mais étant une habituée à la lecture, il faut savoir soulager ses yeux !
- Hélios… N’était-il pas le garant des serments ? Celui à qui on ne peut mentir ? Celui qui a le don de vue ? N’était-il pas connu… Pour avoir eu bons nombres d’aventures ?
Je me retournais vers lui, lunettes sur mon nez. Je m’approchais de lui, du moins du paquet, avant de commencer à l’ouvrir avec vigilance.
- On m’a parfois dit que je jetais ma culture aux yeux des autres. N’y voyez aucune prétention de ma part, mais j’ai un certain penchant pour l’Egypte ancienne ainsi que pour les mythes et légendes Grecs. Ce chat, que vous avez rencontré, s’appelle Neptune, je trouvais que Poséidon, pour un chat… Enfin…J’ai une petite chatte que j’ai recueilli quand je suis arrivée ici, je l’ai nommé Bastet, je trouvais que c’était un nom parfait pour une beauté pareille !
Je lui adressais un clin d’œil avant de finir d’ouvrir. Je regardais le premier ouvrage avant de froncer les sourcils.
- Avez-vous quelques problèmes pour vous endormir le soir ? Des livres de comptes ? Des chiffres, hésitants, trahissant une époque lointaine…
Je soulevais le premier ouvrage pour y voir le deuxième. Mes mains prenaient un soin particulier pour bouger les ouvrages, de peur de les abimer, de peur qu’ils tombent en cendres dans mes mains. Quelques mèches de mes cheveux avait glissé pour encadrer mon visage, pendant ma découverte, cachant mon visage.
- Les naissances… Ecossaises ? J’aurais pensé que vous auriez pris sur l’Irlande. Vous faites des recherches sur vos ancêtres ?
Du pied, j’avais tiré la chaise pour m’y assoir, d’un geste rapide et net. J’ouvris le livre traitant des naissances, lisant en diagonal les noms, les dates, voyant un peu trop souvent à mon gout « mort né ».
- C’est un passe temps comme un autre je suppose. Vous avez réussi à avoir d’autres ouvrages ?
Je le regardais, ma main sous mon menton pour ne pas perdre une goutte des paroles de l’irlandais. C’était plaisant de rencontrer quelqu’un qui s’intéressait un peu plus au monde qu’à son nombril.





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