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 your sins unforgiven (lysander)

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Ethel Watson

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Messages : 157
Points : 323
Avatar : margot robbie.
Crédits : av/ vinyles idylles, @tumblr.
Créature : sorcière bénéfique.
Age : cent vingt-cinq ans, environ trente en apparence.
Statut : célibataire, à la recherche de son fils depuis près de 27 ans.
Métier : médecin.

- MORE WICCA
Pouvoirs: longévité et empathie.
Grimoire:
Disponibilité rp:

Message Sujet: your sins unforgiven (lysander)   Lun 13 Mar - 23:08


still got the flowers that you sent and the note you wrote that said that we're meant to be forever I keep them all as evidence in a drawer under the mirror filled with empty promises, I don't know why I keep letting you lie to me. hard as I try it seems I can't break away, I thought that you would be the hero come and save the day but you're a villain your sins unforgiven.


Mensonge. Ce mot sanguinolent était accroché aux lèvres de la suppliciée tandis que ses ongles s'enfonçaient dans la chair de ses mains contractées. L'oeil hagard, Ethel se promenait dans les rues de San Francisco, à la recherche de sa raison qui semblait s'être perdue en cours de route depuis sa confrontation avec Tristan, le père de son fils. Harry. Elle porta ses doigts tremblants à ses lèvres entrouvertes, laissant un sanglot s'échapper d'entre ces lippes rosées. Elle se sentait au bord du gouffre, un pas supplémentaire lui suffirait – un pas de plus pour mettre fin à cette souffrance qui s'était rouverte. Tristan possédait Harry, son fils, et en avait fait une marionnette, un pantin, un ennemi du bien. Il l'avait élevé à son image. A quoi s'attendait-elle ? A quoi pensait-elle ? Ethel se maudissait pour sa stupidité, et elle avait besoin d'un ennemi sur lequel projeter toute sa haine, sa rancoeur et son venin. Lysander. Ce nom avait traversé son esprit comme une flèche, épousant son chagrin de toute sa courbure avantageuse. Il l'avait trahie, l'avait fait miroiter des informations des années durant, avait joué sans vergogne avec sa faiblesse. Ethel pressa ses mains sur ses joues déjà rougies, laissant malgré elle échapper une exclamation de complainte qui lui attira quelques regards interrogateurs ; elle n'en avait cure toutefois, elle n'en avait plus rien à faire. Elle avait l'impression de mourir et, bon Dieu, comme elle aurait voulu qu'ce soit vrai. Elle aurait voulu crever ici, à la vue de tous, s'effondrer et arrêter de souffrir.

Les rues se ressemblaient toutes, les gens possédaient des visages semblables et des attitudes similaires. Ethel ne parvenait plus à voir la beauté dans tout ce qu'elle rencontrait, elle ne parvenait plus à survivre alors qu'elle l'avait toujours fait. It's because of HIM elle tournait en rond, le paysage tournoyait dangereusement autour d'elle et le sol semblait tanguer sous ses pieds HIM HIM HIM elle posa ses paumes sur ses oreilles HIM HIM HIM et hurla.

Sans s'arrêter, Ethel passa devant le nez d'la réceptionniste, lui adressant un petit geste de la main ainsi qu'un sourire tremblotant « Maître Eberhardt m'attend. » La sorcière se permit d'accélérer l'allure afin de donner du poids à son mensonge. Le grossier personnage ne l'attendait pas toujours, et ne semblait jamais vraiment surpris de la voir. Elle ne savait pas exactement les raisons qui la poussaient à aller le voir, alors qu'elle aurait tout simplement dû couper tous les contacts qu'elle entretenait encore avec lui. Alors qu'elle aurait dû l'oublier, ou le tuer – mais elle en était incapable, et cette impuissance l'affectait. C'était pourtant du donnant / donnant, c'était un échange de bons et loyaux services. C'était – c'était des chimères, de grosses conneries bien grasses. Elle se sentait trahie, et meurtrie. Sa chair semblait bouillir, son cœur battait la chamade, battant de la semelle sur un sol rugueux. La sorcière bénéfique savait parfaitement où elle allait, et c'était ça qui lui faisait peur, au fond, de savoir qu'elle faisait confiance à tout l'monde, de savoir qu'elle s'était accordée une minute de répit en compagnie d'un monstre qui ne l'avait jamais aidée. Ethel poussa le battant boisé dans ses gonds, et pénétra dans le bureau de Lysander, refermant brutalement la porte derrière elle. Elle ne voulait pas – ne pouvait pas – faire dans la dentelle. Pas aujourd'hui, surtout pas maintenant. Il l'avait trahie, il devait payer. « Regarde-moi. » exigea-t-elle sans plus de cérémonie, plantée au milieu de la pièce. « Regarde-moi sale connard ! » aboya-t-elle de nouveau. Le fond se rapprochait. Elle ne tarderait pas à sombrer. « Tristan est en ville. Tu le savais ? » demanda-t-elle, avant de contracter ses mâchoires. Une part d'elle espérait encore. Un part d'elle avait encore foi en Lysander.



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"the commander" frayed my heart, now your pulling the thread so my life's where you lead though I'm lost in ways words can't explain, still I know where I should be and I know it's hard when they're calling your name but keep your head straight, keep your head straight. I know it's hard when they're calling your name but keep your head straight, keep your head straight.@to kill a king
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Lysander Eberhardt

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Messages : 11
Points : 20
Avatar : michiel huisman (leave), lostcap (citation)
Créature : maléfique, a réprimé son humanité depuis près de quatre-vingt deux ans. à demi démon, à demi sorcier, Lysander est un démon de niveau supérieur depuis 1940, aspirant au très haut rang qu'occupait son père.
Age : cent-dix-sept ans, trente-cinq en apparence.
Statut : Veuf, ceci n'étant mentionné sur aucun papier.
Métier : avocat corrompu.

Message Sujet: Re: your sins unforgiven (lysander)   Mar 14 Mar - 19:34

Somewhere else- in a different story, maybe, in another place and time, we had a good life, we lived well, we loved well, we held ourselves as rocks against an ocean beat. But this is not that story, and we are ocean waves dashed against the shore.

Il ne s'y attendait pas. Concentré sur une affaire qui lui donnait du fil à retordre, il ne l'avait pas vue venir. Tout juste entendue, alors que la porte s'ouvrait à la volée, qu'un siècle d'existence lui évitait un sursaut, que sa voix lui évita de seulement lever le regard vers elle. « Toujours un plaisir. » Première réponse dans un rictus à peine camouflé, les pupilles demeurant fermement vissées sur les feuilles de ce dossier que ses doigts froissaient depuis des heures. Il fallut qu'elle le hèle une seconde fois pour que le sourire se crispe entre ses lèvres serrées, que l'insulte ricoche entre les murs alors qu'il demeurait strictement immobile. Qu'elle s'arrête de gueuler, ou elle allait finir par alerter tout le monde. C'était le seul point qui semblait l'emmerder, barrer son front de cette ligne qui témoignait déjà de son agacement naissant. Il ne fallait pas y réfléchir plus de cinq secondes pour faire le lien entre ses vociférations et le retour d'une certaine figure démoniaque en ville. Ses pensées se bousculaient alors qu'une question attisait sa curiosité, à se demander lequel avait retrouvé l'autre en premier. Nulle information n'avait filtré, lorsque Tristan était réapparu dans sa vie près d'une semaine plus tôt. Sans doute le lui aurait-il dit, si sa route avait croisé celle de la sorcière. Ce détail sur lequel l'Eberhardt n'avait pu s'empêcher de se concentrer, attendant qu'il se lance sur ce sujet qui se révélait ô combien épineux, plus de deux décennies après. Mais rien, et il l'avait fermée lui aussi, là où il aurait été si simple de se gausser à son sujet, de flatter le démon du désarroi dans lequel se trouvait la mère de son fils. C'était pourtant difficile d'en rire, lorsque son seul nom crispait ses mâchoires et ravivait l'acidité des souvenirs. Malgré ses airs détachés, ce sourcil hautain dressé sur l'azur de son regard qui semblait voué à s'intéresser à tout, tout sauf elle, y'avait pas une seconde qui n'hérissait pas Lysander. Un peu plus encore alors que son prénom crissait à ses oreilles, que l'accusation manquait d'arracher la bile qui ronronnait au fond de ses tripes pour déverser la colère qu'elle ne manquait de ranimer en lui. Quinze secondes. Quinze secondes avant que le masque ne s'effrite, que ses paumes ne claquent violemment sur l'ébène alors qu'il se dressait instantanément face à elle. Instant d'égarement, nécessaire à canaliser sa rage, alors qu'un doigt pressait une touche du clavier téléphonique. « La prochaine fois, vous serez un amour de bien vouloir laisser les hystériques à la porte, Diana. » Venant ajuster sa cravate d'un geste machinal, son plus beau masque d'innocence glissant sur ses traits, ses iris se braquèrent dans les siens alors que se dessinait un sourire carnassier.

« Tristan ? En ville ? » Contournant doucement le bureau alors que ses épaules s'étiraient dans un craquement de vertèbre, l'avocat la jaugeait, l'aigreur d'un sadisme incommensurable se promenant sur sa langue. « Surprenant. » S'approchant toujours un peu plus, alors que la noirceur embrasait naturellement ses prunelles, sombres émotions étirant ses nerfs malgré lui, le démon finit par s'arrêter, la toisant de toute sa hauteur, contemplant l'expression de sa fureur. « La prochaine fois qu't'as envie de venir partager ce genre de nouvelle, abstiens toi, et évite de t'mettre dans des états pareils. » Jubilant intérieurement de contempler ses traits défaits, l'amertume l'empêchait de profiter pleinement de la situation. A croire que c'était à ça qu'il était condamné, depuis qu'elle l'avait retrouvé, qu'elle venait le trouver à l'improviste dans l'espoir qu'il finirait par se lasser, par cracher le morceau en ce qui concernait son fils. A se jouer de sa détresse à en tirer une satisfaction malsaine, à se complaire de cette situation qui la poussait à revenir, qui le conduisait à ne jamais totalement éteindre cet espoir qui la poussait à avancer. Il aurait été aisé de souffler sur cette flamme fragile qu'il attisait de temps à autre, mais il semblait que l'Eberhardt n'était jamais décidé à rompre net ce lien qui s'étirait sur tant d'années. Le retour de Tristan déchirait pourtant sa volonté, le laissant expulser cette rage glaciale dans quelques paroles toxiques. « T'es venue chialer pour quoi cette fois, Ethel ? J'ai ma p'tite idée, vu qu't'as jamais gueulé aussi fort. Seulement vos histoires de cul, j'en n'avais déjà rien à foutre la première fois. Si t'as des réclamations parce qu'il s'est de nouveau barré au petit matin, t'as pas besoin d'un avocat, juste d'un peu de bon sens, hm ? » La mesquinerie se sifflait d'un ton mielleux, comme s'il s'adressait à une gosse, une gosse qui aurait encore fait la même bêtise. Jouant avec le feu, parce qu'il n'y avait plus que ça à faire, que la torturer n'était jamais si doux que lorsque la colère se répandait déjà dans ses propres veines.
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Ethel Watson

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Message Sujet: Re: your sins unforgiven (lysander)   Mer 15 Mar - 23:04


still got the flowers that you sent and the note you wrote that said that we're meant to be forever I keep them all as evidence in a drawer under the mirror filled with empty promises, I don't know why I keep letting you lie to me. hard as I try it seems I can't break away, I thought that you would be the hero come and save the day but you're a villain your sins unforgiven.


Scumbag, fut le premier mot qui lui vint à l'esprit lorsque le masque de sérénité de Lysander vola en éclats. C'était de cette manière qu'ils parvenaient à communiquer, c'était toujours pas le biais de cris et d'insultes. Mais là – là, la situation était sensiblement différente et demandait clairement plus d'explications que les nombreuses autres fois qui avaient jalonné leurs années de collaboration. Mais quelles explications pouvait-il lui donner ? Ethel avait été trahie, et elle ressentait ce fait dans tous les pores de sa peau, et dans l'creux de son estomac. Ca brûlait son corps, ça lui tordait les entrailles. Elle vivait, marchait, respirait, avec un poignard planté dans le dos. Elle avait cru un démon, once again, et prétendait être surprise lorsqu'il ne lui refilait pas les informations dont elle avait besoin. Mais plus que la colère, plus que le chagrin, la sorcière était blessée. Elle avait pensé trouver un allié en Lysander ; un allié particulièrement agaçant, et à qui elle aurait volontiers donné des claques, mais un comparse de taille face à ce monde qui ne tarderait pas à l'avaler. Force était cependant de constater qu'elle avait fait de nouveau le mauvais choix, et que Lysander était à l'image même de celui qu'elle haïssait depuis tant d'années ; il n'était rien de plus qu'un duplicata de Tristan. Aussi mauvais l'un qu'l'autre. Aussi pourris et putain, qu'ça faisait mal de retomber ainsi sur ses pieds.

Ayant contourné son bureau, Eberhardt la toisait maintenant, à quelques pas de son corps fébrile et tourmenté. La patience d'Ethel s'étirait, tandis que ses yeux cernés de cernes bleutés dardaient ceux, plus sombres, du démon. Elle n'voulait pas baisser le regard, elle ne voulait pas se permettre d'être faible. Lysander parlait et la sorcière tiqua. Elle se redressa. Ses lèvres s'étirèrent en une sorte de rictus. « C'est faux. » elle avait l'impression de prononcer un jugement, mais la clarté qui émanait de la mesquinerie de l'avocat lui permettait finalement de prendre les armes à son tour. « C'est faux. Dis pas qu't'en avais rien à foutre, que je baise avec lui. » parce que finalement, c'était toujours l'idée à laquelle elle s'était raccrochée avec la force du désespoir. Finalement, elle avait toujours pensé que Lysander en pinçait un peu pour elle – peut-être pas beaucoup, peut-être même pas longtemps, mais suffisamment pour qu'il ne rompt pas totalement leur relation au profit d'une autre, plus juteuse et prompt à lui rendre moult services. « Dis pas qu'ça te faisait rien. » elle se rapprocha d'un pas, marqua un court silence, puis ses lèvres gercées s'entrouvrirent de nouveau pour lancer dans un souffle « Et pour info', je me suis barrée au p'tit matin. Comme je l'aurais fait avec toi, si j'avais été suffisamment ivre pour t'laisser me toucher. » Brusquement, Ethel planta son index sur le torse de l'avocat et, mâchoires serrées à l'en faire gémir de douleur, demanda de nouveau « Tristan est à San Francisco. Tu le savais, oui ou non ? » car au fond, elle s'accrochait encore à cette once d'espoir qui lui soulevait l'coeur. Elle priait et ce, même si elle avait appris avec le temps qu'il ne fallait trop espérer.



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